
Deux écrans qui doivent afficher la même présentation, un écran qui doit accepter le portable de chacun, une salle de formation où chaque poste choisit ce qu’il regarde : derrière ces besoins se cachent des boîtiers différents. Le bon choix tient en une question : combien de sources, combien d’écrans, et qui décide de ce qui s’affiche ?
Le splitter HDMI : une source, plusieurs écrans
Le splitter (ou répartiteur) prend une source HDMI et la recopie à l’identique sur deux, quatre, huit écrans ou plus. Tous les écrans affichent la même image.
Cas typiques :
- deux écrans de part et d’autre d’une grande table de réunion ;
- un mur d’écrans en recopie dans une vitrine ou un hall ;
- un lecteur d’affichage dynamique qui alimente plusieurs écrans identiques.
Le point à surveiller est l’EDID : chaque écran annonce sa résolution au splitter, qui doit trouver un format commun. Avec des écrans hétérogènes, certains modèles s’alignent sur le moins performant. Les splitters de gamme pro permettent de fixer l’EDID manuellement.
Voir les splitters HDMI de la boutique
Le switch HDMI : plusieurs sources, un écran
Le switch fait l’inverse : il relie plusieurs sources (le PC de salle, le portable d’un participant, un lecteur) à un seul écran, et permet de passer de l’une à l’autre par un bouton, une télécommande ou automatiquement quand une source se branche.
C’est la solution la plus simple pour une petite salle de réunion où chacun vient avec son ordinateur. La commutation automatique évite de chercher la bonne entrée sur la télécommande de l’écran.
Variante utile, le switch multiview affiche plusieurs sources en même temps sur un seul écran, en mosaïque ou en incrustation : supervision, salle de contrôle, comparaison de deux contenus.
La matrice HDMI : plusieurs sources, plusieurs écrans, au choix
La matrice combine les deux : chaque écran peut afficher n’importe quelle source, indépendamment des autres. Une matrice 4×4 relie quatre sources à quatre écrans, et l’on peut aussi bien mettre la même source partout que des sources différentes sur chaque écran.
On la retrouve dans les salles de formation, les salles divisibles, les points de vente avec plusieurs zones d’affichage, ou les salles de réunion qui combinent écran, vidéoprojecteur et retour pour l’intervenant. Les modèles dits sans coupure (seamless) basculent d’une source à l’autre sans écran noir, ce qui compte en événementiel ou en showroom.
Entre les deux, le splitter-switch (par exemple 2×8) choisit une source parmi quelques-unes et la diffuse sur tous les écrans à la fois.
Récapitulatif
| Besoin | Boîtier | Exemple |
|---|---|---|
| 1 source → plusieurs écrans identiques | Splitter | Splitter 1×4 |
| Plusieurs sources → 1 écran | Switch | Switch 4×1 |
| Plusieurs sources affichées ensemble sur 1 écran | Switch multiview | Multiview 4×1 |
| 1 source choisie → plusieurs écrans | Splitter-switch | 2×8 |
| Chaque écran choisit sa source | Matrice | Matrice 4×4 |
| Le portable pilote écran, caméra et micros | Hub USB-C ou matrice BYOM | Hub de table, BYOM 4×2 |
| Écran éloigné de la source | Extendeur HDBaseT | Émetteur + récepteur |
Et l’USB-C dans tout ça ?
Les ordinateurs portables récents sortent souvent l’image par l’USB-C. Plutôt que d’empiler les adaptateurs, la salle peut être équipée d’un hub USB-C de table : un seul câble branché au portable transmet l’image à l’écran, relie la caméra ou la barre de visioconférence, donne accès au réseau et, selon les modèles, recharge l’ordinateur.
Pour les salles où l’on lance sa propre visioconférence Teams, Zoom ou Meet depuis son portable (le Bring Your Own Meeting), une matrice BYOM commute à la fois la vidéo et l’USB : le participant récupère d’un geste l’écran, la caméra et les micros de la salle.
Voir les hubs USB-C et matrices BYOM
Si l’objectif est simplement de partager son écran sans brancher de câble du tout, un système de partage d’écran sans fil est souvent plus adapté.
Les pièges à éviter
- La résolution. Un boîtier en HDMI 1.4 (10,2 Gbit/s) plafonne en 4K 30 Hz, ce qui rend les mouvements de souris saccadés. Visez un modèle 4K 60 Hz, annoncé en HDMI 2.0 ou 18 Gbit/s.
- La protection HDCP. Certains contenus (lecteurs, décodeurs, plateformes vidéo) sont protégés. Tous les maillons de la chaîne, boîtiers compris, doivent être compatibles HDCP 2.2 pour les afficher en 4K.
- La distance. Au-delà de 10 à 15 mètres, le HDMI passif devient capricieux. Un extendeur HDBaseT transporte l’image sur un câble réseau catégorie 6 jusqu’à plusieurs dizaines de mètres, ce qui est idéal pour un écran au fond d’une grande salle ou un vidéoprojecteur au plafond.
- Le son. Si les écrans ne servent pas à la sonorisation, vérifiez que le boîtier sait extraire l’audio vers des enceintes ou un amplificateur.
- L’alimentation et l’emplacement. Les boîtiers chauffent et ont besoin d’une prise : prévoyez-les dans le mobilier ou la baie, pas posés derrière l’écran.
Notre accompagnement
Le boîtier n’est qu’un maillon : câbles, passages dans le mobilier, réglages EDID et tests font la différence entre une salle qui marche du premier coup et une salle qui fait perdre dix minutes à chaque réunion. Décrivez-nous vos sources et vos écrans : nous vous indiquons le bon modèle, et nous pouvons l’installer partout en France.
Tous les modèles sont disponibles dans notre rayon Connectique de salle : HDMI et USB-C. Voir aussi nos solutions de salles de réunion et notre guide pour équiper une salle de visioconférence.



